Le secteur tertiaire consomme environ un tiers de l’énergie nationale française. Face à cette réalité, le gouvernement a mis en place le décret tertiaire pour encourager les entreprises à réduire leurs consommations. Cette réglementation, entrée en vigueur le 1ᵉʳ octobre 2019, impose des objectifs ambitieux de réduction énergétique aux bâtiments de plus de 1000 m². Par ailleurs, elle constitue un levier majeur pour les entreprises souhaitant maîtriser leurs coûts énergétiques tout en respectant leurs engagements environnementaux.
Les objectifs du décret tertiaire : une approche progressive

Le décret tertiaire fixe des objectifs de réduction énergétique échelonnés dans le temps :
- 40 % de réduction en 2030 par rapport à une année de référence comprise entre 2010 et 2020
- 50 % de réduction en 2040 pour maintenir la dynamique d’économies d’énergie
- 60 % de réduction en 2050 pour atteindre la neutralité carbone
Ces pourcentages concernent la consommation énergétique finale des bâtiments. De plus, les entreprises peuvent choisir leur année de référence selon leurs données disponibles. Cependant, cette flexibilité ne doit pas masquer l’urgence d’agir dès maintenant pour étaler les investissements nécessaires.
La plateforme OPERAT de l’ADEME centralise le suivi de ces missions. Ainsi, chaque entreprise assujettie doit déclarer ses consommations annuelles avant le 30 septembre de chaque année.
Les entreprises doivent donc s’adapter rapidement à ces nouvelles obligations. Heureusement, des partenaires spécialisés comme Acciona Energia proposent un accompagnement complet pour réussir cette transition. Cette entreprise, leader mondial de l’énergie 100 % renouvelable, met son expertise de 30 ans au service des professionnels français pour les aider à atteindre leurs objectifs de décarbonation.
Périmètre d’application : qui est concerné par le décret tertiaire ?
Le décret tertiaire s’applique aux bâtiments ou ensembles de bâtiments à usage tertiaire d’une surface supérieure ou égale à 1000 m². Cette superficie peut être cumulative si plusieurs entreprises occupent le même bâtiment. En outre, les propriétaires comme les locataires sont concernés par ces obligations.
Les secteurs d’activités concernés incluent :
- Bureaux et services publics ou privés
- Commerces et grandes surfaces de toute nature
- Établissements d’enseignement et de formation
- Centres de santé et établissements médicaux
- Hôtels et restaurants ainsi que les équipements de loisirs
Néanmoins, certains bâtiments bénéficient d’exemptions : les constructions provisoires, les lieux de culte et les bâtiments de défense ou de sécurité. De même, les entreprises peuvent demander des modulations d’objectifs en cas de contraintes architecturales ou de coûts disproportionnés.
Échéances 2025 : les obligations immédiates
L’année 2025 marque une étape cruciale pour le décret tertiaire. Les entreprises doivent déclarer leurs consommations énergétiques de 2024 sur la plateforme OPERAT avant le 30 septembre 2025. Cette déclaration constitue la dernière chance de finaliser leur stratégie avant l’échéance de 2030.
Par ailleurs, l’arrêté Valeurs Absolues VI devrait être publié prochainement. Ce texte précisera les seuils de consommation maximaux pour certaines catégories d’activités commerciales. De même, une nouvelle attestation de déclaration sera mise à disposition pour certifier l’exactitude des calculs réalisés.
Ces évolutions réglementaires renforcent l’importance d’une gestion proactive des données énergétiques. En effet, les entreprises qui tardent à s’organiser risquent de se retrouver en difficulté face aux contrôles à venir.
Solutions techniques pour réduire la consommation énergétique
Audit énergétique et diagnostic de performance
La première étape consiste à réaliser un audit énergétique complet. Cette analyse permet d’identifier les postes de consommation les plus importants et les gisements d’économies prioritaires. Ensuite, elle oriente les investissements vers les actions les plus rentables.
L’audit examine notamment :
- L’isolation thermique des bâtiments et les ponts thermiques
- Les systèmes de chauffage et de climatisation existants
- L’éclairage et les équipements électriques
Technologies innovantes et équipements performants
L’installation d’équipements haute performance énergétique représente un levier majeur. Les ampoules LED consomment jusqu’à 75% moins d’énergie que les ampoules traditionnelles. De plus, les détecteurs de présence permettent d’éviter les consommations inutiles dans les zones de passage.
Les thermostats connectés offrent un pilotage précis de la température. Grâce à ces dispositifs, les entreprises peuvent réduire leur consommation de chauffage de 15% en moyenne. Parallèlement, l’installation de panneaux solaires en autoconsommation permet de produire une énergie propre directement sur site.
Accompagnement professionnel : l’expertise d’Acciona Energia
Acciona Energia propose une gamme complète de services pour accompagner les entreprises dans leur démarche de conformité au décret tertiaire. Cette société dispose d’une équipe de 70 professionnels répartis sur l’ensemble du territoire français.
Leurs principales prestations comprennent :
- Audits énergétiques et études de faisabilité technique
- Accompagnement ISO 50001 pour le management de l’énergie
- Financement par les CEE (Certificats d’Économies d’Énergie)
- Contrats de performance énergétique avec garantie de résultats
- Solutions d’autoconsommation photovoltaïque sur mesure
L’entreprise s’appuie sur 30 ans d’expérience dans les énergies renouvelables et dispose d’un portefeuille de plus de 3 100 clients en France. Cette expertise permet aux entreprises de bénéficier d’un accompagnement personnalisé adapté à leurs contraintes spécifiques.
Sanctions et contrôles : les risques du non-respect
Le non-respect du décret tertiaire expose les entreprises à des sanctions graduées. En cas de non-transmission des données sur OPERAT, l’entreprise reçoit d’abord une mise en demeure de trois mois pour régulariser sa situation.
Si cette mise en demeure reste sans effet, le principe du « name and shame » s’applique. Le nom de l’entreprise défaillante est rendu public sur un site internet de l’État. Cette publicité négative peut nuire significativement à l’image de marque de l’entreprise.
Les sanctions financières peuvent ensuite s’élever jusqu’à :
- 1 500 euros pour une personne physique
- 7 500 euros pour une personne morale
Ces montants peuvent paraître modestes, mais ils s’accompagnent souvent de coûts indirects importants : perte de confiance des clients, difficultés pour obtenir des certifications environnementales, complications lors de la revente du patrimoine immobilier.
Bénéfices économiques et environnementaux
Au-delà des obligations réglementaires, le décret tertiaire génère des bénéfices durables pour les entreprises. Les économies d’énergie réalisées permettent de réduire les charges d’exploitation de manière pérenne. En moyenne, les entreprises qui s’engagent sérieusement dans cette démarche observent une réduction de 20 à 30 % de leur facture énergétique.
La valorisation du patrimoine immobilier constitue un autre avantage notable. Les bâtiments performants énergétiquement deviennent plus attractifs sur le marché de la location ou de la vente. Ils répondent aux attentes croissantes des entreprises soucieuses de leur impact environnemental.
Enfin, cette démarche renforce l’engagement RSE de l’entreprise. Elle contribue à l’amélioration de son image auprès des clients, partenaires et collaborateurs sensibles aux enjeux environnementaux.
Le décret tertiaire représente donc bien plus qu’une contrainte réglementaire : il constitue une opportunité de modernisation et de compétitivité pour les entreprises françaises.



